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Mali : la recherche apporte un nouveau moyen de lutte contre l’insécurité alimentaire

Si les décideurs politiques s’appuient sur les résultats issus du projet AgriSaN, de meilleures stratégies peuvent-être mises en place pour améliorer le mode de consommation des populations et ainsi, leur garantir une meilleure sécurité alimentaire et sanitaire.

Qu’est-ce que AgriSan ? C’est un projet piloté par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et des institutions nationales de recherche du Mali dont le but est de cartographier les indicateurs de performance dans le domaine du développement agricole durable et de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et sanitaire.

Le 16 décembre 2021, professeur Mamy Soumaré, spécialiste en système d’information et gestion des connaissances, membre du projet AgriSan a présenté les résultats du premier volet du projet porté sur l’agriculture urbaine et péri-urbaine de la ville de Bamako. Pour ce spécialiste, « la lutte contre l’insécurité alimentaire au Mali passe d’abord par la connaissance des zones d’approvisionnent des populations. » Pourquoi ?

Primo, la connaissance des zones d’approvisionnent permet au consommateur d’apprécier le volume et la qualité du produit qu’il utilise, de comprendre le processus de transition du produit et les voies d’accès afin d’améliorer l’accessibilité économique à ces produits. Secundo, elle permet au décideur politique de mettre en place des stratégies pour améliorer l’état nutritionnel et sanitaire des populations.

A Bamako par exemple, la cartographie des zones d’approvisionnement en produits frais (légumes, fruits, lait, viande de volaille, etc.) a permis de comprendre les caractéristiques du type d’agriculture et d’élevage qui alimente la ville. « Les résultats des travaux ont montré malheureusement que la qualité des produits est souvent moins prise en compte dans les processus de production » souligne Mamy Soumaré.

Les enquêtes dans les zones d’études (Bamako et environs) montrent qu’au-delà du risque sanitaire lié à la consommation de ces produits, les cultivateurs se mettent aussi en danger à travers l’utilisation de pesticides non homologués par le Comité sahélien des pesticides (CSP).

« Ces pesticides peuvent présentés des risques pour l’environnement, mais aussi pour la santé des populations, que ce soit sur le court terme ou sur le long terme », averti Dr Marjorie Le Bars, chercheure à l’IRD et membre du projet AgriSan.

« Il est donc important de renforcer le contrôle de ces pesticides obsolètes afin de limiter leurs impacts sanitaires et environnementaux » a-t-elle conseillé.

Les chercheurs ont également au cours de leur exposé, indiqué que leurs travaux de recherche devraient permettre de sensibiliser les populations, mais aussi les agences de développement locales et plus largement les différents ministères concernés (Développement Rural, Santé et Environnement) afin de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité sanitaire des populations.

Mardochée BOLI | JSTM.ORG

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