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Gouvernance économique : L’Afrique devrait se donner les moyens de financer son adaptation en dehors des promesses des pays riches

L’obtention du financement des pays riches constitue l’un des principaux points défendus par l’Afrique lors de la conférence des parties sur le climat.

S’il est important, il est corrélé par d’autres facteurs qui doivent être pris en compte pour une action climatique efficace.

Selon les experts, l'Afrique devrait avoir une approche globale de la résilience climatique au-delà du financement de l'adaptation, et indépendamment des contributions étrangères. Cette affirmation a été faite à la COP 26 à Glasgow, lors d'une session sur le financement de l'adaptation pour les contributions déterminées au niveau national (CDN) dans les pays d'Afrique de l'Est.

Pour Anthony Nyong, directeur Afrique du Global Center on Adaptation, le financement est loin d'être la seule exigence pour la mise en œuvre des CDN en Afrique. « Il faut bien plus que de l'argent pour les mettre en œuvre », a-t-il déclaré. La mise en œuvre des CDN constitue un défi de développement, a indiqué M. Nyong.

« Nous devons également examiner les moyens d'engager le secteur privé, l'un des principaux défis étant de faciliter l'émission d'obligations vertes sur le continent », a déclaré Jean-Paul Adam, directeur du changement climatique et des ressources naturelles à la Commission économique pour l'Afrique (CEA).

Il est également important pour le continent d'innover pour ainsi mobiliser des financements indépendamment des 100 milliards $ promis par les pays développés pour l'action climatique, a ajouté M. Adam. « Nous devons donner aux pays africains la capacité de faire la différence par eux-mêmes et de recourir aux instruments disponibles pour mobiliser du financement, les revenus fiscaux ayant été grandement affectés par la crise de la covid-19 ».

En effet, le continent a besoin de financements plus larges pour l'adaptation, en plus des prêts concessionnels et des subventions. Les investissements en fonds propres du secteur privé ou les financements mixtes, utilisant des subventions et des fonds propres, devront contribuer à la mise en œuvre des CDN.

Selon Olufunso Somorin, directeur régional principal pour le changement climatique et la croissance verte à la Banque africaine de développement (BAD) en Afrique de l'Est, l'Afrique a besoin d'un cadre national de financement de l'adaptation. Il comprendra un registre national détaillé des coûts, des projets, des avantages et des revenus potentiels. Le cadre de financement va varier en fonction des politiques existantes dans chaque pays.

Source : Agence Ecofin

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