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Chenille légionnaire : l’ennemie numéro 1 des agriculteurs

La chenille légionnaire cause des pertes de rendements qui varient entre 15 et 41%.

La maladie de Bunchy top du bananier (BBTD) quant à elle occasionne des pertes de rendement de 100% en cas de gravité et entraîne même l'abandon des bananeraies. 

Dans un webinaire animé mardi par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), il en ressort que les plus redoutables des risques biologiques émergents sont la chenille légionnaire.

Pour gérer ces biorisques, il y a une démarche normale qui comporte d'abord la constatation des faits, l'identification du risque biologique, l'alerte précoce, la sensibilisation et les actions de lutte.

"En Afrique de l'ouest et du centre, cette démarche a des problèmes. La constatation est souvent faite mais l'identification n'est pas spontanée pour la plupart des pays. L'alerte précoce n'est pas souvent fait ou quand c'est fait, c'est limité. On note la sensibilisation mais les actions de lutte ne sont toujours immédiates", déplore Docteur Rachidatou Sikirou, Chercheur phytopathologiste à l'Institut national de recherche agronomique du Bénin (INRAB).

"Si les démarches ne sont pas normales pour pouvoir gérer rapidement ces risques biologiques en Afrique de l'ouest et du centre, cela est due à l'insuffisance et l'inexistence de compétences pour une identification rapide. Il y a aussi la faible disponibilité des ressources et d'accompagnement au niveau national pour la gestion des risques biologiques ; la faible capacité en équipements et en finance des structures en charge de la surveillance. Cependant, il y a quelques efforts qui se font remarqués. Par exemple, dès l'introduction de la chenille légionnaire, chaque Etat a financé des interventions avec ces propres ressources", informe le docteur Rachidatou.

Les principales interventions pour gérer le fléau des risques biologiques sont relatives au renforcement des capacités des acteurs sur mesures d'urgences, la sensibilisation et les mesures de contrôle à court terme.

La surveillance du ravageur au champ est nécessaire ainsi que l'usage des méthodes locales pour lutter contre les ennemis de culture. Ces méthodes sont basées sur l'utilisation de la cendre, du sable, de l'eau savonneuse et l'extrait des plantes locales.

Tous les experts de l'Afrique de l'ouest et du centre doivent être accompagnés par divers partenaires techniques et financiers dont l'organisation des nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), la Banque Africaine de Développement (BAD), la CEDEAO, l'UEMOA, la GIZ etc. dans la gestion de la chenille légionnaire.

L'accompagnement doit surtout inclure la collaboration des plans d'actions nationaux contre les biorisques. Le financement des projets de recherche à moyen et à court terme dans certains pays pour mettre au point des technologies et approches durables de gestion de la chenille légionnaire.

La mise à échelle des méthodes de lutte prometteuse, la création des comités nationaux sur des mesures sanitaires et phytosanitaires. Des efforts ont également été fournis sur le plan de la recherche scientifique surtout par rapport à la chenille légionnaire.

La biologie et l'écologie ont été étudiées, la relation entre l'insecte et ses auxiliaires, la lutte biologique basée sur l'utilisation des parasitoïdes et d'extraits naturels de plante.

Sur l'ensemble de ces risques biologiques, des efforts ont été réalisés pour trouver des solutions pouvant éradiquer ce fléau. Des plans nationaux de lutte contre les mouches de fruits et les mouches blanche ont été élaborés.

Afin d'arriver à mieux gérer les crises liées aux risques biologiques, les experts recommandent un cadre de concertation entre les chercheurs et les producteurs pour l'expression des contraintes, des points d'innovations pertinentes, la considération des savoir-faire des producteurs selon les normes de la recherche, l'implication conjointe des institutions internationales de recherches et des universités dans les projets de recherche et développement.

La diffusion conjointe des résultats de recherches par les organismes nationaux et internationaux. La création des plateformes de développement à l'aide des acteurs du développement dont les ONG, les producteurs, les agences nationales de développement et agricoles.

La création d'une plateforme d'échanges des articles de recherches entre les pays de l'Afrique de l'ouest et du centre. Un partenariat entre les institutions de recherche nationale et internationale.

Les bioagresseurs surtout les chenilles légionnaires représentent un véritable obstacle pour la production agricole en Afrique de l'ouest et du centre.

Il urge que l'ensemble des acteurs, les experts et les gouvernements s'impliquent davantage pour résoudre ce problème et ainsi dynamiser encore plus le secteur agricole dans ces zones.

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Simon A.

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