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Conservation de l’échalote en zone Office du Niger : L’ASSOCIATION JIGISEME A L’HONNEUR

La zone Office du Niger abrite une multitude d’associations parmi lesquelles on peut citer l’Association Jigisèmè de Niono. Fondée en 2006,

cette association a comme activité principale la production et la conservation de l’échalote au Kilomètre 39 pendant la contre-saison.

Présidée aujourd’hui par Mme Dembélé Aminata Traoré, l’Association Jigisèmè est à sa 14ème année d’existence et compte 24 membres dont la plupart sont des femmes au foyer.

Pour la présidente, Mme Dembélé Aminata Traoré, « la conservation de l’échalote consiste à mettre à l’abri une quantité d’échalote afin de la conserver pendant un certain temps pour qu’elle soit consommable et vendable à une autre période de la saison. Mais, souligne-t-elle, « la réussite de cette opération est conditionnée au respect rigoureux du calendrier établi par l’Office du Niger avant et durant les travaux champêtres et jusqu’à la fin de ceux-ci ».

Ce métier, explique-t-elle, « nous permet de vendre l’échalote au-dessus du prix du marché à un moment différent des récoltes. Car au moment des récoltes, il y a une abondance d’échalote. Du coup, elle est vendue à un prix médiocre, souvent à 75 ou 100 FCFA au maximum le kilo. Par contre, au moment où nous la mettons sur le marché, elle peut être vendue à 300 FCF le kilo.

Evoquant les difficultés que l’association Jigisèmè rencontre dans ses activités, Mme Dembélé Aminata Traoré assure que la plus grave est « la putréfaction de l’échalote lors de la conservation ». Ce problème tient, selon elle, « au non-respect de techniques de conservation telles qu’une couche trop épaisse du produit et une utilisation démesurée de l’insecticide sur le produit ».

La présidente de l’association Jigisèmè a lancé un appel à l’aide pour obtenir des équipements comme une motopompe, « très utile lors qu’il y a des difficultés d’approvisionnement en eau ». Elle souhaite aussi bénéficier « de la fumure organique subventionnée pour faciliter le travail, car l’engrais chimique seul ne suffit pas pour la production ».

La direction de la zone de production de Niono accompagne l’Association Jigisèmè pour le bon déroulement de ses activités. Ainsi, Mme Samaké Nana Diarra, animatrice de l’Office du Niger, est chargée de la conseiller en matière de conservation de l’échalote.

Pour l’animatrice « afin d’obtenir un bon résultat, de la production de l’échalote jusqu’à la vente sur le marché, il y a bien des méthodes à utiliser. Pour certains producteurs, l’engrais chimique seul suffit à faire le travail. Certes il permet à l’échalote de vite pousser et de grossir rapidement mais sa conservation sera hyper difficile ».

Pour avoir satisfaction, Mme Samaké Nana Diarra préconise « dès le début d’utiliser de la fumure organique bien « pourrie », ensuite l’engrais chimique conseillé peut être appliqué ». « Après la rupture d’eau lors des récoltes, il faut, conseille-t-elle, attendre approximativement un mois avant de récolter l’échalote. Il faut alors la mettre à l’abri de l’eau. Après, il est nécessaire de la laisser à l’air mais pas au soleil jusqu’à ce que les feuilles soient bien séchées. L’échalote doit avoir une peau rouge pour éviter la putréfaction. Il ne reste plus alors qu’à soigneusement contrôler la quantité et la qualité de l’insecticide à utiliser ».

 

Source : Assitan Konsé DIARRA / Stagiare SCOM

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