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Maïs : L’IER expérimente des variétés en milieu paysan

La phase test auprès des paysans collaborateurs s’achève pour 6 variétés à grand rendement. Elles vont bientôt faire l’objet d’une large diffusion


Chacun armé d’un bout de papier, un groupe de paysans, parmi lesquels plusieurs femmes, erre dans un champ de maïs, examinant des épis produits par les différentes variétés de la céréale. Il est 13 heures et quelques minutes ici à Diambala, Cercle de Bougouni. Un méchant soleil ne darde des rayons ardents qui ne découragent pour autant, ni l’équipe de chercheurs de l’Institut d’économie rurale (IER), ni les producteurs de Diambala soumis à un exercice délicat : la sélection variétale. En effet, ce village collabore avec la recherche agricole. Les paysans y ont appris la conduite des tests d’adaptation des variétés en milieu paysan. La collaboration qui remonte à plus de 20 ans, a même permis de donner le nom du village à une variété de maïs (diambala) inscrite dans le catalogue des espèces végétales de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
L’exercice de ce dimanche 20 octobre consiste pour chaque producteur et productrice à marquer la variété choisie en y plaçant le bout de papier, dont il (elle) est armé (e). Pas encore baptisées, ces variétés sont au nombre de 6. « Ce sont de nouvelles variétés, dont les rendements ont été jugés meilleurs dans les essais en station pendant 3 saisons. Ces rendements moyens varient de 4 à 6 tonnes par hectare. On va bientôt les mettre à la disposition des producteurs, leur avis nous permettra non seulement de nous rendre compte de celles qui sont adaptées aux conditions du paysan, mais aussi d’avoir une chance de les faire adopter par les producteurs », soutient Dioukou Sissoko, agroéconomiste à l’IER, qui dirige l’équipe de chercheurs déployée sur le terrain. Il insiste sur l’importance de cette collaboration de la recherche agricole avec les producteurs.
Elle permet ainsi, selon lui, de développer l’approche participative de promotion de variétés intermédiaires tolérantes à la sècheresse, tester l’adaptabilité en milieu paysan des variétés intermédiaires de maïs tolérantes à la sécheresse et promouvoir la diffusion à grande échelle des variétés intermédiaires de maïs tolérantes et adaptées. Productivité, précocité, résistance à la verse, ou même valeur fourragère… sont, entre autres, les qualités qui ont guidé les choix des producteurs.
Pour Mamadou Koné, producteur de maïs à Diambala, cette collaboration prépare mieux le paysan aux rudes épreuves du changement climatique. « Grâce à elle, nous avons de meilleures variétés comme celles qu’on vient de tester dans notre village », soutient-il. Parmi les variétés testées, développe-t-il, les producteurs ont choisi celles qui sont précoces, car, les saisons deviennent de plus en courtes.
Mais, conclut-il, les autres variétés sont également utiles, parce que le choix des variétés dépend de la saison, de la façon, dont il pleut, la fréquence… or, cela varie d’une zone agro-écologique à une autre. Moussa Koné, un autre producteur, lui, accorde plus d’importance à la qualité et à la couleur des grains. C’est ce qui a déterminé son choix aujourd’hui. Pour lui, le maïs est une filière fiable sur le plan tant économique qu’alimentaire et nutritionnel.
La culture du maïs connaît une forte progression liée surtout à une grande diversité de transformation et d’utilisation. Selon le ministère de l’Agriculture de 2012 à 2019, les productions de maïs sont passées de 1,6 million de tonnes à, 3,6, soit une progression annuelle de 20%. La Région de Sikasso produit, à elle seule 68% de la production nationale de maïs, alors que le Cercle de Bougouni produit 11,13% de la production de la région.


Source : Essor

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