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La solution de la Banque Atlantique au financement des chaines des valeurs agricoles au Mali

Pour lancer les échanges sur le financement des chaines de valeurs agricoles au Mali, un forum économique a été organisé par la Banque Atlantique, à l’Hôtel Sheraton, le 12 avril 2019.


La rencontre a réuni les Ministres de l’Elevage et de la Pêche, de la Jeunesse de l’Emploi et de la Construction Citoyenne Amadou koita, de la Solidarité et de l’Action Humanitaire, de l’Agriculture, de la Communication et de l’Economie numérique, du Travail et de la Fonction Publique Chargé des Relations avec les Institutions, des Infrastructures et de l’Equipement, et l’Ambassadeur du Maroc au Mali. En présence de nombreux intervenants du secteur agricole.
Après ses mots de bienvenue, le Directeur Général du Groupe Banque Centrale Populaire du Maroc, Kamal Mogdad, a présenté les différents produits financiers que la Banque Atlantique a mis sur le marché concernant le secteur agricole. Kamal Mogdad a insisté sur « la nécessité d’augmenter les capacités des agriculteurs et d’avoir la connaissance fine des terres, et des produits sur lesquels, on doit se positionner pour optimiser les récoltes », car c’est aussi, réduire la symétrie d’informations.
« Nous avons pu mettre en place de solutions de financement adaptées qui répondent précisément au besoin de chaque intervenant. Nous avons la Banque Atlantique, notre filiale au Mali, qui apporte des financements à la fois, pour les agriculteurs, les coopératives, les sociétés de transports, les exportateurs et les transformateurs », dit-il.
Le concept « chaines des valeurs »
Pour lancer le débat, Dr Lamissa Diakité, Agroéconomiste, PDG d’ATI (Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation), a d’abord défini le concept « chaines des valeurs » et l’a placé dans le contexte du débat. « Le concept chaines des valeurs est un concept analytique qui part de l’analyse de l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus pour la mise au point d’un produit. Cela revient à étudier les valeurs ajoutées apportées par chacun de ses acteurs», a-t-il expliqué.
Citant l’exemple du coton, Dr Lamissa Diakité ajoutera que la chaîne des valeurs prend effet depuis l’amorce de la production par les fournisseurs d’intrants, les fournisseurs de matériels et équipements agricole jusqu’au niveau des producteurs, les transformateurs, les commerçants, les transporteurs et les consommateurs.
Les défis majeurs
Les échanges se sont tournés essentiellement sur les défis majeurs qui se posent au financement des chaines des valeurs agricoles au Mali. Selon Dr Lamissa Diakité, « le principal défi qui se pose au financement des chaines des valeurs agricoles est la faiblesse de rendement de nos produits et la faiblesse du revenu des producteurs ». Comment faire pour améliorer la productivité ? a-t-il interrogé, avant de répondre que c’est en intervenant au niveau de l’ensemble des acteurs qui interviennent dans la filière agricole.
Pour Sébastien Vetter, Cofondateur et Directeur Général du Groupe Visa, le grand défi qui se pose au financement des chaines des valeurs agricoles est de « mettre en place un système de paiement ou de financement électronique directement aux producteurs, afin de gagner du temps dans les transactions financières et réduire le niveau du risque lié à la circulation de liquidité ».
Quant à Simballa Sylla, Directeur Général de MALICHI, une usine de transformation des noix de karité au Mali, il a insisté sur l’« approvisionnement en matières premières. Car le temps de la récolte est très court ».
« Comment faire pour s’approvisionner assez suffisamment pendant ce laps de temps, afin de pouvoir faire tourner les machines pendant toute l’année ? », s’est-il demandé.
Source : Malijet.co

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