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Financement des organisations paysannes : un espace de dialogue et de concertation en gestation

La Coordination des organisations paysannes du Mali (CNOP) et SOS Faim Luxembourg organisent une rencontre d’échanges sur ‘’Comment créer la confiance entre les organisations paysannes et les institutions financières’’.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre de deux jours était présidée, hier lundi au siège de la CNOP à Kalaban Coura ACI, par le représentant du ministère de l’Agriculture, Salim CISSE, en présence des acteurs du financement de l’agriculture et les responsables de plusieurs organisations paysannes.
Cette rencontre sera sanctionnée par la mise en place d’un espace de dialogue et de concertation entre les acteurs du financement agricole au Mali. L’occasion a été donc mise à profit, pour actualiser les connaissances des participants sur la demande et l’offre en matière d’accès aux services financiers pour les organisations paysannes ; renforcer leurs connaissances sur les pratiques en matière d’accompagnement ou la facilitation de l’accès au financement agricole pour les organisations de producteurs agricoles et actualiser leurs connaissances sur les initiatives de dialogue déjà engagées par les organisations des producteurs agricoles pour faciliter leurs accès aux financements agricoles.
Dans ses mots de bienvenue, la représentante de SOS Faim Luxembourg, MALET Fatoumata COULIBALY, a affirmé que cet atelier n’est ni un atelier d’interpellation de l’État, des institutions financières, des organisations de producteurs, ni de confrontations, mais plutôt un atelier de co-construction d’un espace de dialogue pour faciliter l’accès aux services financiers pour les producteurs ruraux. Elle a souhaité que cette co-construction soit une réalité et puisse aboutir à des actions concrètes et des partenariats féconds au profit du financement des producteurs ruraux.
Pour sa part, le secrétaire général de la CNOP-Mali, Faliry BOLY, a noté qu’il s’agit d’engager la réflexion sur comment faire en sorte que les institutions de microfinances puissent travailler de manière à ce que les organisations paysannes puissent rendre des services à leurs membres. Selon lui, cette initiative implique l’Etat, les institutions financières, les projets et programmes, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les producteurs et les organisations de producteurs.
«C’est un espace que SOS Faim met à notre disposition. Ensemble, nous allons construire cet espace, le consolider et le pérenniser pour que chacun gagne », a souligné Faliry BOLY.
Le chef du bureau de l’Ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, Patrick FISCHBACH, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre global de la coopération entre le Mali et le Luxembourg. Cette relation s’articule autour du développement global qui constitue l’épine dorsale du partenariat entre le Mali et Luxembourg. Il a mis l’accent sur l’importance de l’accès aux finances pour les acteurs du développement au Mali.
Pour M. FISCHBACH, cet exercice permettra aux différents acteurs d’analyser leurs forces et faiblesses, dans la perspective de mieux s’adapter aux défis et de jeter les bases pour une réflexion commune entre les gouvernements du Mali et de Luxembourg, autour d’un bilan intermédiaire et sur les contours de la coopération à l’avenir.
A son tour, le représentant du ministère de l’Agriculture, Salim CISSE, a déploré que, malgré la grande contribution du secteur agricole au PIB de notre pays, seulement 2% des exploitants agricoles ont accès aux crédits. Selon lui, les besoins en ressources financières sont immenses pour faire face à la diversification des systèmes de production, le stockage, la commercialisation, la modernisation des équipements et autres infrastructures connexes.
M. CISSE estime que pour relever le défi du financement agricole, tel qu’inscrit dans la Politique de développement agricole (PDA) du Mali, il est nécessaire de réunir tous les acteurs autour d’une table afin de partager les expériences, les innovations et de favoriser les relations constructives et le dialogue entre acteurs concernés par la problématique.
« SOS Faim Luxembourg, à travers son programme Agri+ grâce à l’appui financier du ministère des Affaires étrangères et européennes luxembourgeois, tente de donner des réponses aux préoccupations essentielles soulevées. Ceci, à travers la mise en place d’un programme de formation des OPA et de leurs membres sur la finance agricole, en vue de renforcer leur capacité, compétence et pouvoir de négociation ; la mise en place d’un fonds de garantie pour répondre à l’absence ou l’insuffisance des garanties des OPA et leurs membres auprès des institutions financières, la mise ne place d’une ligne de crédit pour renforcer les capacités des institutions de microfinances en ressources pour faire face à la demande de crédit moyen et long terme des OPA et leurs membres ; la mise en place d’un cadre de dialogue intersectoriel pour assurer une meilleure collaboration des acteurs qui interviennent auprès des OPA et leurs membres », a indiqué le représentant du ministère de l’Agriculture.

Source : info-matin
 

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