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Jeudi, 21 Septembre 2017 10:17

CAMPAGNE AGRICOLE 2017-2018 DE LA ZONE OFFICE DU NIGER: Un nouveau record de production s’annonce

Entamée pourtant dans les conditions socio-économiques peu propices, la campagne agricoles 2017-2018 de l’ON, à mi-parcours déjà, est en train de tenir toutes ses pro- messes. C’est le constat fait par Abdoulaye N’Daou, le délégué général des exploitants agricoles. Joint au téléphone par nos soins, il a déclamé ses estimations en ces termes : « À défaut d’atteindre la prévision initiale, elle s’oriente vers un nouveau record plus élevé que celle de la campagne écoulée ». Le délégué général des exploitants agricoles de la zone agricole en question en a également profité pour relever les difficultés qui risquent d’affecter les prévisions de campagne. Il s’agit entre autres de l’insécurité, du début tardif de l’hivernage, des défaillances dans l’entretien des falas et de l’absence des bailleurs de fonds dans l’exécution du contrat-plan.

Selon lui, certaines zones comme Molodo et l’extension Siango sont à la merci de l’insécurité avec son corollaire « d’interdiction de circuler à moto dans la zone Office du Niger » qui perturbe le rythme des travaux champêtres. Ces zones sont par ailleurs considérées par les terroristes comme une chasse-gardée et du coup les agents de l’ON sont généralement ciblés par les attaques.

Autre difficulté tout aussi préoccupante : le déficit hydraulique attribuable au début tardif de l’hivernage, qui a ralenti l’écoulement de l’eau dans les réseaux primaires. Mais à en croire le délégué des exploitants, ce problème n’est désormais qu’un mauvais souvenir sauf que l’entretien des falas est loin d’être à hauteur de souhait d’autant que le lit du fleuve se rétrécit vers des zones comme Dogofiry, a-t -il mentionné.

Parlant du contrat-plan 2014-2018 entre l’Etat, l’Office du Niger et les exploitants agricoles, lequel traduit l’engagement de l’Etat malien à consolider la dynamique de la performance, à améliorer le système d’irrigation, encadrer les producteurs et la poursuite de la mécanisation agricole, M. N’Daou a signalé des indicateurs qui laissent à croire que beaucoup reste à faire. En effet, l’aménagement et la réhabilitation de nouvelles terres cultivables n’est qu’à 24% à cause de l’absence des bailleurs de fonds. Et jugeant néanmoins satisfaisant ledit contrat-plan, il a ajouté que « l’Etat malien tout comme Office du Niger a assuré leur partition ».

S’agissant de la prévision de la campagne agricole 2017-2018 estimé à 1.001.345 tonnes de riz paddy, soit un rendement moyen de 6,321 tonnes par hectare au surplus, notre interlocuteur est formel : «la campagne agricole s’annonce prometteuse dans la zone Office du Niger ». Et de se réjouir des promesses d’un nouveau record plus élevé que celle de la campagne écoulée, à défaut d’atteindre la prévision initiale en dépit des difficultés évoquées. Avec l’assurance d’au moins 900.000 tonnes, la production de riz-paddy sera en hausse par rapport à l’exercice écoulée, a- t-il soutenu tout en attribuant les performances à l’engagement du Pdg Mamadou M’Baré Coulibaly auprès des exploitants agricoles qui a permis de surmonter les difficultés liées au processus de lancement de la campagne et au démarrage grâce à son encadrement technique et à la formation des producteurs.

Amidou Keita